lundi 7 octobre 2019

Un jour de pluie à New York. Woody Allen.

On aime retrouver le drôle de créateur à la drôlerie singulière.
Les mots du créateur nous ont tellement enchantés naguère, mais cette fois, ils n’apparaissent que comme des pastilles sur une trame qui laisse indifférent.
La fille nunuche, le garçon blasé, ne m’ont pas paru sympathiques et même la nostalgie n’est plus ce qu’elle a été : New York n’est qu’un décor et le cinéma une occupation vaine.
Oui, nous avons été de ces naïfs qui voyaient le monde à travers des réalisateurs et l’amour par vedettes interposées, mais si le rock est devenu une musique pour EHPAD que dire du jazz ? Malgré son amour de l’Europe où les orangers sentent si bon, l’on n’écoute plus Woody qui rabâche en bout de table, sauvé récemment par le puritanisme américain qu’on aime tellement contredire. Il renouvelle les acteurs qui le représentent mais ces jeunes ont des comportements, des pensées d’un temps révolu. L’humour est éventé, toute surprise est absente, la verve est émoussée, il ne semble plus croire lui-même à ses scénarios, pour un dernier long tour de piste qui éloigne les bons souvenirs, les moments jubilatoires, la légèreté d’antan.



dimanche 6 octobre 2019

Brol. Angèle

« T'es tellement seul derrière ton écran
Tu penses à c'que vont penser les gens
Mais tu les laisses tous indifférents »
« La thune »
La jolie belge saisit les réseaux sociaux qui nous enserrent sans asséner ses convictions.
Ses bonheurs d’écriture,
« J'ai les yeux si rouges et bombés par la nuit » « Les matins »
sa voix voilée, ses musiques addictives amplifient le plaisir de la découverte d’un premier CD.
Décidément les belges ! Rien que dans le domaine de la chanson : qui depuis Stromae ? http://blog-de-guy.blogspot.com/2013/09/stromae.html .
« La flemme »
« Ce qui m'manque c'est Bruxelles
Y a toute la fame, encore plus la flemme »
Le titre de cette livraison choisi par Angèle Van Laeken signifie « un joyeux bordel ». 
Et c’est le cas car au-delà d’Instagram et des histoires d’amours, un portrait de l’époque se dessine coloré, vivant, sympa.
« Balance ton quoi » ne prends pas ses auditeurs pour des imbéciles :
« Même si tu parles mal des filles je sais qu'au fond t'as compris »
et balance à son tour:
« Laisse-moi te chanter
D'aller te faire en hmm… »
« Jalousie » est toujours là :
« Mais c'est qui cette fille sur la photo?
Jalousie me dit qu'elle est belle, qu'elle est belle »
Alors il convient de « Tout oublier » et s’étourdir dans les répétitions :
« Le spleen n'est plus à la mode, c'est pas compliqué d'être heureux
Le spleen n'est plus à la mode, c'est pas compliqué »
La « Loi de Murphy », la loi de l’emmerdement maximum, est drôle,
« Ta reine » tendre pour celles qui préfèrent les reines aux rois.
Elle a beau être consentante, la « Victime des réseaux »  est seule, dans le « Flou » : 
« Les gens t'aiment pas pour de vrai
Tout le monde te trouve génial alors que t'as rien fait »
Dans la vie  « Nombreux »:
« Nombreux sont ceux qui dansent près de moi
Ils pourraient être les plus beaux
Tu sais que mes yeux ne suivent que toi »
Alors que virtuellement, peuvent se nouer d’autres relations inédites « Je veux tes yeux »
« Je veux tes yeux
Que tes beaux yeux
Seulement en photo
Je veux les deux
Je veux les deux
Sans sentir ta peau »

samedi 5 octobre 2019

Je dirai malgré tout que cette vie fut belle. Jean D’Ormesson.

Le titre provient d’un poème splendide d’Aragon que l’ancien directeur du Figaro admirait :
« N'ayant plus sur la lèvre un seul mot que merci
Je dirai malgré tout que cette vie fut belle »
Pourtant j’ai encore dans l’oreille la colère de Ferrat qui avait popularisé le poète communiste lorsque Saïgon avait été rebaptisée Ho-Chi-Minh ville. « Ah Monsieur d’Ormesson ! » L’« Air de liberté », titre de la chanson qui écorchait le noble, soufflait alors. Il a depuis a perdu ses évidences. 
Ce roman autobiographique paru en 2016 est un hymne à la vie:
« C'est une chose étrange à la fin que le monde
Un jour je m'en irai sans en avoir tout dit
Ces moments de bonheur ces midi d'incendie
La nuit immense et noire aux déchirures blondes. »
Aragon
L’académicien suivant son père diplomate a connu avant guerre la Bavière, la Roumanie, et le Brésil atteint en transatlantique et tant de grands personnages quand il a eu des responsabilités à l’UNESCO, à la tête du Figaro ou à l’Académie.
Ses étonnements, ses admirations sont précieux en nos années essentiellement dénigrantes.
Il cite Jeanne Hersch par exemple :
«  N’importe quel tyran est capable de faire chanter à ses esclaves des hymnes à la liberté. »
Le procédé qui fait dialoguer son « moi » et son « sur-moi » est amusant un moment, puis lassant, avant que l’on s’habitue tout en regrettant quelques complaisances ;
« Moi : Parce qu’il vous arrive d’avoir du chagrin, perpétuel bilboquet ?
Moi : Je ne fais rien d’autre, maître des larmes et du rire. »
J’ai préfère ses anecdotes légères à foison que ses considérations sur le temps, la mort, bien que l’entrecroisement de la légèreté et de la gravité ait ses charmes :
«  Nous sommes déchirés entre notre petitesse et notre grandeur, entre notre misère et notre puissance. Il n’est rien d’impossible au pouvoir d’un esprit enfermé dans un corps destiné à pourrir et qui n’apparaît que pour se hâter de disparaître. Chacun d’entre nous est un roi très puissant, enchaîné, glorieux, misérable, voué à la poussière et dévoré d’espérance. »
Près de 500 pages avec suffisamment de substance pour goûter le passé sans s’y enfermer, et regarder le présent sans s’y aveugler. 

vendredi 4 octobre 2019

Ma maman.

Ma maman est morte cet été à 96 ans.
Au cimetière j’ai choisi ce texte de John Donne qui avait été lu pour mon père, il y a 16 ans :
« Nul homme n’est une île, un tout en soi. Si une parcelle de terre est emportée par les flots, c’est une partie égale à celle d’un promontoire.
La mort de tout homme me diminue, parce que je suis membre du genre humain.
N’envoie donc jamais demander pour qui sonne le glas : il sonne pour toi. »
A l’église, pour ma part, j'ai dit ces mots:
« Parmi les hommes et les femmes qui demeurent sur la planète, les « gens de la terre », sont les paysans.
 « C'est à la sueur de ton visage que tu mangeras du pain,
jusqu'à ce que tu retournes dans la terre, d'où tu as été pris;
car tu es poussière, et tu retourneras dans la poussière. »
Ce sont les mots de l’église que nous avons choisis quand dans son étymologie, religion signifie : « relier », relier les vivants et les morts.
Maman avait la parole rare dans une famille où l’on aimait les adjectifs. Son mari avait le verbe.
Elle utilisait pourtant avec gourmandise un lexique d’expressions de chez nous : « ça ne va pas en prenant », et il convenait de ne pas « faire de manières », de devenir des femmes et des hommes « comme y faut ».
Elle a mené une vie « comme il faut », dignement, modestement, et si les mots ronflants ne lui auraient pas convenu, nous pouvons simplement trouver remarquable le sens de l’économie familiale - on parle « d’assurance-vie » - qui lui a permis de financer pendant 15 ans son séjour en maison de retraite. Sans que ce soit vécu comme un sacrifice.
De pensionnats jusqu’en Afrique, j’étais loin.
Pour elle, le bonheur n’a jamais pu se mesurer au nombre de pays traversés. 
Dans sa maison de la Seiglière, son jardin de fleurs donnait sur la route, quand les hirondelles retrouvaient chaque année leur nid dans l’étable.
 « C'est que, petit oiseau, tu voles loin de nous ;
L'air qu'on respire au ciel est plus pur et plus doux.
Ce n'est qu'avec regret que ton aile légère,
Lorsque les cieux sont noirs, vient effleurer la terre. »
Du côté des lieux voisins vers Mont Besset, nous avions un champ, on le nommait « celui du cimetière ».
Entre les murs de l’ultime enclos, elle sera la dernière de cette lignée des Chassigneux, nom familier des Terres Froides, elle qui venait d’un coin plus tempéré : Charnècles où sa mémoire la ramenait le plus souvent.
Le temps de son enfance avait été pourtant rude avec une mère Joséphine, veuve vivant chichement, quand un voyage en vélo jusqu’à Grenoble était un plaisir.
Au Pin, elle était nommée « la » Clémence,  comme on disait la « mère Suzanne », « le père Sissi », ainsi chaque habitant se distinguait. Joli prénom d’usage quand Juliette et Irmine figurent aussi sur les registres, alors que Noëlle était réservé à l’administration.
La femme du Roger était devenue « la mémé du Pin » après des années colorées à s’effaroucher pour ses enfants, puis balafrées de deuils irrépressibles.   
Celle qui fut une des doyennes du village au bord du lac a été appréciée à la maison de retraite de Vourey dont nous remercions les personnels pour les soins attentifs qu’ils lui ont apportés.
On use de la poésie à l’école et au moment des enterrements, alors peut revenir un livre pour les éternels enfants.
Saint Exupéry marche à côté du Petit Prince qui a rendez-vous avec le serpent:
« Cette nuit-là, je ne le vis pas se mettre en route. Il s’était évadé sans bruit. Quand je réussis à le rejoindre, il marchait, décidé, d’un pas rapide.
Il me dit seulement :
- Ah ! Tu es là …
Et il me prit par la main. Mais il se tourmenta encore :
- Tu as eu tort. Tu auras de la peine. J’aurai l’air d’être mort, mais ce ne sera pas vrai …
Moi, je me taisais. »
- Tu comprends. C’est trop loin. Je ne peux pas emporter ce corps-là.
C’est trop lourd.
Moi, je me taisais.
- Mais ce sera comme une vieille écorce abandonnée.
Ce n’est pas triste les vieilles écorces. »

jeudi 3 octobre 2019

Mantegna et Bellini. Fabrice Conan.

Ou Bellini et Mantegna, les deux peintres, réunis en ce moment à Berlin lors d’une exposition, ont pu être confondus tant leurs deux ateliers ont travaillé de façon proche.
Le conférencier devant les amis du musée de Grenoble a souligné leur singularité et leurs apports communs à l’histoire de la peinture.
Andrea Mantegna (M) peintre et graveur est né vers 1423 à Mantoue second foyer artistique après Florence. Il sera ici question de Giovanni Bellini (B) (1425 ou 1530 -1516)  fils de Iacopo et frère de Gentile et Nicolosia qui épousera Andrea Mantegna. Celui-ci apportera à son beau-frère né à Venise, toute la rigueur venue de l’antiquité, alors que lui, amènera plus de poésie, de moelleux dans ses œuvres.
« Saint Jérôme au désert » (B), retirera l’épine de la patte du lion, et sera réinterprété 40 ans plus tard. Il a gagné en plasticité, les rochers en vérité, le paysage en clarté.
Parmi les trois représentations du martyr de « Saint Sébastien (de Vienne)» (M), un cavalier figure dans un nuage derrière l’icône gay qui devait protéger de la peste avant que Saint Roch ne le fît. 
Une fois les flèches enlevées, restait une cicatrice semblable aux bubons.
Dans « Le sang du rédempteur » (B) le Christ, athlétique, est placé devant l’image de Bacchus en regard d’une scène de la nouvelle religion.
« L'Agonie dans le jardin » (M) pourtant de petite taille (63 × 80 cm) rend bien la densité des corps, celui du christ à qui des anges présentent le calice de la destinée, et ceux de ses disciples endormis aux raccourcis audacieux.  
Sous le titre«  Le christ au jardin des oliviers » (B) c’est bien la même scène qui est représentée avec la même force.
Une autre version de cette prière figurait dans la prédelle,
partie inférieure du « retable de San Zeno » (M)  encadrant à gauche
« La crucifixion »,
alors que sur la droite, « La résurrection » qui doit beaucoup à l’art de l’enluminure et de la miniature, surprenait les soldats.
Le parallèle est aussi appelé entre « Le Christ mort soutenu par deux anges » (M) 
et celui de Bellini.
Marie déborde du cadre dans « La présentation au temple » (M) de son fils à Syméon, le prêtre. Les broderies sont magnifiques. Le visage du peintre figure sur la droite et sa femme sur la gauche alors que Joseph, au centre du tableau, aurait les traits du beau-père.
Dans un jeu des sept erreurs pourrait figurer la même scène peinte par Bellini.
Entre Moïse et Elie, Le Christ apparaît sur le mont Thabor aux apôtres Pierre, Jean et Jacques dans « La transfiguration » (B) au dessus de l’inscription : «  Ayez pitié de moi mes amis ».
« La madone » (M) peinte « a tempera » (émulsion à l’œuf ou à la gomme arabique)  avait de bien douces façons, mais la peinture à l’huile a apporté plus de finesse, de subtilité.
Les profils de médailles sont passés de mode au début du XVI° siècle, le portrait du « Doge Leonardo Loredan » (B) est d’une grande intensité.
« L'Introduction du culte de Cybèle à Rome » (M) fut complétée par
« La Clémence de Scipion »(B) pour un récit commandé par la famille Corner s’inventant une dynastie.
« Les Triomphes de César » sont « la plus belle chose jamais peinte par Mantegna. »Vasari
« Profondément attaché à l'antiquité, son œuvre participe à l'invention de la perspective. Il s'en dégage un sentiment de gravité, de solennité et une puissance inventive qui nous saisissent encore aujourd'hui…»  Anne-Sophie Molinié.
« L’Ivresse de Noé »(B) est d’une grande humanité, Cham, le fils qui se moque de lui sera maudit.
« Avec Bellini, précurseur de la Renaissance, les sentiments humains se font plus doux, plus discursifs. S'extirpant de la gangue gothique, le fils de Jacopo Bellini inscrit son style dans un esprit de liberté, de sensualité des couleurs et d'ouverture au monde. » Philippe Ridet

mercredi 2 octobre 2019

Saint Gaudens.

3 h de route depuis Sète pour passer du premier port de pêche français en Méditerranée à la sous préfecture de Haute Garonne, capitale de l’ancienne région des Comminges.
Nous dégustons au restaurant « Le Français » place Napoléon, des chipirons sautés avec des légumes du jardin au menu pour 12,80 € où un serveur aimable répond «  avec plaisir » comme tous les interlocuteurs auxquels nous avons eu affaire de préférence au trop couru «y pas de soucis ».
La blonde collégiale Saint Pierre de style roman, restaurée de frais, édifiée bien sûr à l’emplacement d’un lieu de culte païen au XI° siècle a connu bien des vicissitudes au moment des guerres de religion et lors de la révolution française.
Saint Gaudens lui même  jeune berger a qui on demandait de renier sa religion fut-il massacré par les Romains, les Sarrasins ou les Wisigoths ?
Un petit cloître attenant possède de jolis chapiteaux avec des scènes bibliques ou des entrelacs de végétaux.
Dommage que la salle capitulaire soit fermée et que nous ne puissions voir le saint Michel annoncé par le syndicat d’initiative, que nous saluons habituellement lors de nos visites d’églises.
L’accueil du musée d’art de la céramique et des beaux arts est sympathique, nous sommes les seuls visiteurs à déambuler dans les trois étages.
Le savoir faire des artisans de la région a été reconnu, en particulier « le bleu Valentine » appliqué aux porcelaines.
L’ancien bureau du maire met à l’honneur un résistant et un artiste local.
Une exposition est consacrée au hollandais Sjel Van der Voort, peintre, aquarelliste, graveur qui a séjourné dans le piémont pyrénéen au moment de la première guerre mondiale.
Par contre le musée d’art contemporain dans la chapelle saint Jacques est sans intérêt. Une exposition intitulée justement «  La pause » offre une pause à toute émotion artistique. Nicolas Pincemin, un artiste participant, prend la pose :
«  Au détour d’une rêverie hypnagogique, dans cet état propice et intermédiaire, je cède alors volontiers à la tentation d’une peinture offrant le spectacle de son propre simulacre. »
Depuis le monument aux morts, la vue sur la plaine de la Garonne est magnifique avec les Pyrénées à l’horizon. Une des deux statues en bronze est triomphale, l’autre comme une piétà est interprétée par certains comme un hommage aux « fusillés pour l’exemple ».
A proximité, le monument aux trois maréchaux rappelle le souvenir de Joffre né à Rivesaltes, Foch à Tarbes et Gallieni en Haute Garonne.
On ne peut manquer de voir les fumées parfois incommodantes de l’usine de fabrication de pâte à papier baptisée « Fibre Excellence » rachetée par des Thaïlandais qui emploie plus de 200 personnes et induit 2500 emplois dans la région.
Dans le centre ville pourtant réduit se sont multipliées des devantures en trompe l’œil rappelant une fonction ancienne sans tromper sur le devenir de ces rues dont les places de stationnement sont faciles à trouver.
Nous nous rendons à Montmaurin à 20 minutes où  se visitent les vestiges d’une villa gallo romaine datant du premier siècle, une des plus grandes de France (1 hectare et demi).
Elle comportait environ 200 pièces aux fenêtres vitrées, dallées de mosaïques ou de marbre, chauffées parfois par le sol et alimentées en eau courante.
Des viviers d’eau de mer permettaient de conserver des huitres et autres coquillages.
Forges, atelier de tissage et fabrique de tuiles étaient à proximité ainsi que les habitations des quelques 500 ouvriers agricoles qui travaillaient dans domaine qui est arrivé à compter plus de mille hectares.
L’endroit est calme, seul un couple d’anglais chemine entre les murets. 
Un magnifique chêne a poussé entre quelques colonnes restantes.

mardi 1 octobre 2019

Le loup. Jean Marc Rochette.

Bien que le titre choisi suffise dans sa sobriété, me vient en guise de résumé de ces 100 pages, l’intitulé : « Le vieil homme et la montagne » pour rappel d’une mythique confrontation en mer par Hemingway où la conjonction de coordination est au centre du propos : « Le vieil homme et la mer».
Un berger, Gaspard un nom de là haut, surmonte faim, soif, froid et vertige pour une résolution héroïque, celle d’une vie.
La nature sublime, hostile, est tracée de main de maître par une des vedettes de la saison grenobloise qui nous avait déjà enchantés il y a peu http://blog-de-guy.blogspot.com/2018/12/ailefroide-rochette.html ,
Les dialogues sobres, le scénario élémentaire laissent la place à la complexité, aux évolutions d’un homme déterminé. Le propos où jouent loup et moutons nous emmène au delà des oppositions manichéennes entre prescripteurs de la vallée et porteurs de fusil de là haut.
Depuis les cimes les plus escarpées, il est question des profondeurs de notre animalité, de notre humanité. Ce sommet de la BD se passe dans les Ecrins.
Cet été, une exposition concise, élémentaire, comme il faut, a été consacrée à l’artiste régional de renommée internationale au musée de l’Ancien Evêché.