samedi 24 février 2018

Carnet de bord carnet de route. André Favier.

Je viens de retrouver dans la pile des livres qui attendent leur tour, ces 110 pages dont je ne sais plus la provenance. Celui là est sans éditeur et sans trace Net. Les aquarelles en illustrations proviennent  d'autres carnets de voyage offerts au hasard d'Internet.
Un piolet et un sextant, en couverture résument bien le contenu qui fait partager des expériences d’un gars de par chez nous depuis les îles du pacifique en voilier aux cols du Zanskar en Inde, en passant par les Alpes et La Grande Motte, du cercle polaire au Tassili N’ajjer.
Le récit comporte des surprises, des changements de ton bienvenus, qui pimentent des descriptions manquant parfois d’une nervosité que nous goûtons volontiers en ces temps excités. Une autosatisfaction compréhensible peut poindre, tant la diversité et la richesse des expériences sont manifestes, mais il n’était pas tant besoin de l’exposer.
Pour me désoler de laisser traîner des erreurs dans mes textes, je suis sensible à celles qui persistent dans ces écrits dont je me sens proche jusque dans leur maladresse.
En une vingtaine de  courts chapitres ces points de vues participent à la célébration des beautés du monde et à ses dangers qui éloignent toute mièvrerie.
Avec sa femme, ils viennent d’assister à des danses dans une île de Vannatu :
« Ils nous ont donné leurs chants, leurs danses. Pour rétablir l’équilibre (j’ai compris : une sorte d’ordre cosmique…) il faut donner en retour quelque chose d’égale importance pour respecter la couronne sacrée.
Comme ils savent la valeur que nous accordons à l’argent, l’argent fera l’affaire.
Qu’en feront-ils ?
«  Rien, le chef va l’enterrer dans le sol, c’est là qu’il doit être. »

1 commentaire:

  1. Intéressant, cette idée d'enterrer l'argent dans le sol...
    Qu'est-ce qu'on fait avec les billets papier, alors ?...
    Peut-être qu'une partie de nos problèmes actuels vient de là ?
    Les aquarelles sont belles. Merci.

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